Rome

Les insolites

21-26 MARS 2019

Suite à notre programme très chargé à Rome, retrouvez dans cet article les lieux insolites de la capitale !

Quartier Coppède

Quartiere Coppedè

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Le quartier Coppedè est un complexe de bâtiments de Style Art Nouveau situé à Rome, dans le quartier de Trieste, entre la piazza Buenos Aires et la via Tagliamento.

Bien que n'étant pas réellement un quartier, il a été ainsi nommé par l'architecte qui l'a conçu, et qui lui a donné son nom, Gino Coppedè. Il est composé de dix-huit palais et vingt-sept autres bâtiments1 organisé autour du noyau central de la place Mincio.

En 1915, naît l'idée de construire un nouveau quartier résidentiel à Rome près de la piazza Buenos Aires. Le projet est confié à Gino Coppedè.

Le quartier est fondé sur le plan de l'ingénieur Edmondo Sanjust di Teulada en 1909, et approuvé par le maire Ernesto Nathan. La première présentation du projet aura lieu le 19 octobre 1916. En 1921 le Palais des Ambassadeurs est terminé, mais le quartier est resté inachevé par Coppedè à sa mort en 1927.

Le quartier a été complété ensuite par Paolo Emilio André. Le plan prévoyait initialement la construction de 18 palais et 27 autres bâtiments, notamment des villas et des chalets. Le 23 août 1917, la Commission des édiles fait une demande à Coppedè afin que le quartier ait un aspect "romain". Donc Coppedè a utilisé le thème de la Rome antique, réalisant des corniches et des moulures comme sous la Rome impériale et un arc rappelant les arcs de triomphe du Forum Romain.

Pour la réalisation, le travertin a été utilisé (toujours en l'honneur de la Rome impériale), tandis que les intérieurs sont faits de faïence émaillée pour les cuisines, parquets en bois pour les séjours, et des mosaïques de style pompéien pour les salles de bains.

Une boîte de nuit située à proximité a souvent causé des nuisances dans le quartier.

L'entrée principale du Quartier Coppedè, du côté de la via Tagliamento, est représentée par un grand arc qui relie les deux bâtiments. Juste avant l'arche, se trouve un kiosque à journaux avec une statue de la vierge à l'Enfant. Sous la voûte est installé un grand lustre en fer forgé. La voûte est décorée avec de nombreux éléments architecturaux, qui ont la caractéristique d'être disposées de façon asymétrique.

Passé l'arche, on rejoint la piazza Mincio, cœur névralgique du quartier. Au milieu de la place se dresse la Fontaine des Grenouilles, construite en 1924.

L'arc qui surmonte l'entrée de l'immeuble situé au numéro 2 de la place est une fidèle reproduction d'une scène du film de 1914 Cabiria.

Pour son architecture particulière, le Quartier Coppedè a été choisi par le réalisateur Dario Argento comme toile de fond pour certaines scènes de son film, Inferno, et L'oiseau au plumage de cristal et, en1976, le réalisateur Richard Donner pour les scènes d'ouverture du film Le présage. Parmi les films tournés dans le quartier, il y a également le film noir de 1974, Le parfum de la dame en noir de Francesco Barilli, et Le Ciel Dans Une Chambre de Carlo Vanzina.

Dans l'une des villas du quartier, le ténor Beniamino Gigli possédait sa maison romaine.

Via Tanaro, se trouve l'ambassade d'Afrique du sud, et via Brenta, sont installées celles du Maroc et de la Bolivie.

L'ensemble du quartier constitue le plus remarquable ensemble Art Nouveau de Rome.

Musée et crypte des Capucins

Museo e Cripta dei Cappuccini

Ce musée raconte l'histoire des Capucins.

Leur histoire remonte à 1525, lorsque ces moines qui avaient fait vœu de pauvreté se sont séparés des autres franciscains pour vivre de façon plus authentique l’esprit et les règles de Saint François d’Assise.L’église Santa Maria della Concezione dei Cappuccini fut commandée par le pape Urbain VIII pour son frère cadet, le cardinal Antonio Barberini, qui était membre de l’ordre des capucins (sa tombe se trouve devant l’autel). Sa construction achevée (en 1631), le cardinal Barberini décida de transférer dans la crypte les restes des capucins exhumés de l’ancien cimetière de l’église Santa Croce e Bonaventura dei Lucchesi. Par la suite, les frères capucins continuèrent à y déposer leurs morts. Ils y priaient et méditaient tous les soirs avant de se retirer pour la nuit.

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La visite commence par ce petit musée, dédié à l’histoire de l’Ordre des Capucins dans lequel vous verrez notamment des tableaux (de Reni, Lanfranco, Dominiquin, Sacchi, Caravage) et se poursuit par la crypte qui vous accueille avec cette inscription :

'Comme vous nous étions; comme nous vous serez'.
Utilisée comme ossuaire, la crypte contient les restes d’environ 4 000 frères capucins recueillis entre 1528 et 1870. Les parois sont décorées de motifs ornementaux élaborés à partir des restes humains. Certains squelettes vêtus de leur robe de bure sont disposés dans des postures monacales.
La crypte a été transformée et décorée de cette façon vers la moitié du XVIIIème siècle et a subi des modifications jusqu’en 1870. Elle se compose de cinq chapelles décorées et d’une sixième sans ossements destinée au rite et au recueillement.

Âmes sensibles s’abstenir !

Ces décorations osseuses interrogent ! Œuvres scabreuses d’un artiste torturé ? Façon particulière de rire de la mort ? Quelle motivation poussent les Capucins à faire commerce de ce spectacle ?  Certains sortent de cette visite fascinés, d’autres dérangés.

 

Musée ouvert de 9h à 19h (dernière entrée à 18h30)

Billet tarif plein : 8,50 €, tarif réduit (-18 ans et + de 65 ans) : 5 €

Photos interdites

Porte Magique

Porta Magica

La porte alchimique, également appelée porte de l'alchimie ou portail magique (italien: Porta Alchemica ou Porta Magica), est un monument construit entre 1678 et 1680 par Massimiliano Palombara, marquis de Pietraforte, dans sa résidence, la villa Palombara. sur la colline de l'Esquilin, près de la Piazza Vittorio, à Rome. C'est la seule des cinq anciennes portes de la villa qui reste; il y avait une porte perdue du côté opposé datant de 1680 et quatre autres inscriptions perdues sur les murs du manoir à l'intérieur de la villa.

Selon une histoire recueillie par l'érudit Francesco Cancellieri en 1802, un pèlerin nommé "Stibeum" (du latin: stibium, qui signifie "antimoine") a été accueilli dans la villa pendant une nuit. Cette nuit-là, le pèlerin, identifié plus tard par certains comme étant l'alchimiste Giuseppe Francesco Borri - connu sous le nom de Giustiniano Bono -, chercha dans la nuit les jardins de la villa à la recherche d'une herbe mystérieuse capable de concocter de l'or. La légende disait que le lendemain matin, on le voyait disparaître à jamais par une porte, mais qu'il restait quelques éclats d'or, fruits d'une transmutation alchimique réussie, ainsi qu'un papier mystérieux rempli de symboles et d'équations énigmatiques, décrivant les ingrédients et le processus. Champs obligatoires. Le marquis a fait graver ces symboles sur les cinq portes de la villa Palombara et sur les murs de la maison, dans l’espoir qu’ils soient traduits un jour. Une deuxième légende affirme qu'entre 1678 et 1680, c'est le même Giuseppe Francesco Borri, avec Athanasius Kircher et Gian Lorenzo Bernini, qui ont conçu et construit le portail pour le marquis. Le marquis Palombara se passionna pour l'alchimie en 1656, lorsqu'il visita le laboratoire d'alchimie du palais Riario, aujourd'hui connu sous le nom de Palazzo Corsini. Patronisé par la reine exilée Christina de Suède, le laboratoire était supervisé par Pietro Antonio Bandiera et avait été visité par Borri et Kircher. Cette tradition soutient que la porte a été construite pour commémorer une transmutation alchimique réussie qui s'est produite dans le palais Riario. Il a été dit que Palombara, Bernini et Kircher ont tous été empoisonnés le 28 novembre 1680, probablement par Borri, pour avoir révélé le secret formules à travers les inscriptions sur la porte.

Ice club

Vous devriez vivre cette expérience unique dans cet Ice Bar à Rome. La température moyenne à l’intérieur est de -5 ºC. L’entrée ne coûte que 15 euros. La veste et une boisson sont comprises dans le prix. Cependant, les gants sont payés à part mais ne valent que 2,50€. L’idéale serait de prendre vos propres gants si vous ne voulez pas débourser de l’argent en plus. L’Italie, ce beau pays, a toujours eu la réputation d’avoir de beaux monuments et de belles architectures. Ce bar de glace en est la preuve. La décoration est magnifique. Vous ne serez pas déçus en le visitant !

On peut compter 5 bars de ce type en Europe, mais celui de Rome est vraiment travaillé. Les sculptures sont renouvelées tous les 8 à 9 mois. À chaque fois, ce sont 40 tonnes de glace qui sont importées depuis l’Angleterre !

Sanctuaire des chats

Largo di Torre Argentina

A Largo di Torre Argentina, il y a la rue, les voitures, les tramways également, du bruit. La Piazza Venezia est proche. Pour accentuer le trait, on va utiliser un préfixe. A largo di Torre Argentina, on est dans l’hypercentre de Rome. Sous le niveau de la rue dépasse des arbres et des colonnes, ce qui n’a rien d’étonnant dans la ville antique.

Pourtant, au milieu des vestiges des temples romains, dans la zone archéologique de la Curie de Pompée où fut assassiné Jules César, déambulent des dizaines de félins (à peu près 250). Depuis les années 1980, des bénévoles s’occupent des félins, les soignent et les nourrissent, les stérilisent et les vaccinent.

Tous ces chats ont été capturés et stérilisés avant que leur soit rendue leur liberté. C'est le principe du TNR (Trap-Neuter-Return, qui veut dire « Capturer-Stériliser-Relâcher »), défendu par de nombreuses associations de protection animale.

Les équipes du Torre Argentina Roman Cat Sanctuary s'occupent d'autres colonies de chats errants dans la ville. Au cours des dix dernières années, ils auraient ainsi stérilisé et vacciné quelque 27 000 félins. Chaque année, l'association permet aussi à plusieurs dizaines de chats de trouver des foyers.

Bouche de la vérité

​Bocca della Verità

La Bocca della Verità, c'est-à-dire Bouche de la Vérité, est une ancienne sculpture bas-relief sur marbre, assimilée à un masque, muré dans la paroi du pronaos de l'église Santa Maria in Cosmedin de Rome datant de 1632. Ce disque en forme de mascaron, probablement conçu pour servir de tampon d’égout, est devenu célèbre en vertu de la légende selon laquelle la Bouche de la Vérité aurait tranché la main de tous ceux qui ne disaient pas la vérité. Aujourd’hui cette pièce se trouve sous le portique de l'église et est considérée comme une des plus grandes curiosités de Rome, attirant tous les ans des milliers de visiteurs.

La sculpture, qui date du Ier siècle apr. J.-C., a un diamètre de 1,75 m et représente un visage masculin barbu dont les yeux, le nez et la bouche sont forés et creux. Mais ses fonctions sont incertaines : fontaine, bouche d'impluvium ou plus probablement bouche d'égout (hypothèses liées probablement à la proximité du site au Cloaca Maxima).

Ce qui est certain, à l'inverse, est que le masque jouit d'une renommée antique et légendaire : il serait l'objet mentionné au XIe siècle dans les premiers Mirabilia Urbis Romae où est inscrit : « Ad sanctam Mariam in Fontana, templum Fauni ; quod simulacrum locutum est Iuliano et decepit eum » (« Près de l'église de Santa Maria in Fontana se trouve le temple de Faune. Ce simulacre parla à Julien et le trompa »). Une légende allemande du XIIe siècle décrit en détail comment, à travers la bouche, le diable — identifié à Mercure (dieu protecteur des commerces et aussi des escroqueries) — retint longuement la main de Julien (qui avait escroqué une femme et devait jurer sur cette idole sa bonne foi) lui promettant à la fin le rachat de son âme misérable et de grandes fortunes s'il remettait au goût du jour les divinités païennes. Dans une autre légende allemande datant de deux siècles après celle-ci, nous retrouvons l'image de la bouche qui « n'ose pas » mordre la main d'une impératrice romaine qui — bien qu'elle eût effectivement trahi son époux — trompe la bouche par un stratagème logique. Au XVe siècle, des voyageurs italiens et allemands se souviennent de cette pierre « qui se nomme pierre de la vérité et qui jadis possédait la vertu de montrer quand une femme avait désobéi à son mari. » Le nom Bocca della Verità apparaît en 1485, et la sculpture resta dès lors constamment mentionnée à travers les curiosités romaines et fut fréquemment reproduite en dessins et sculptures. De cela nous retenons qu'elle était à l'origine placée à l'extérieur du porche de l'église dans lequel elle fut déplacée avec les restaurations voulues par le Pape Urbain VIII Barberini en 1631.

Le trou de la serrure

Ce n’est ni la première fois, ni la dernière fois que nous l’écrivons : il faut être curieux à Rome… Les personnes (touristes comme locaux) qui se promènent sur l’Aventin, au bout de la promenade de la Via Santa Sabina et qui arrivent sur la Piazza dei Cavalieri di Malta l’ont bien compris.
Arrivés sur cette place, leur premier réflexe va être de chercher l’entrée de la maison au numéro 4, le siège du
Prieuré de Malte. Celle-ci est plutôt facile à trouver car il est rare qu’il n’y ait pas des curieux qui fassent la queue devant son portail. En attendant votre tour, vous les verrez regarder à travers le trou de la serrure et se relever en arborant un sourire réjoui indiquant que leur curiosité a été satisfaite.

A travers la serrure
Une fois qu’à votre tour vous serez devant celle-ci, vous pourrez vous pencher et regarder à travers le trou de la serrure… La vue que vous y découvrirez est pour le moins insolite. Dans une allée du jardin intérieur du
Prieuré, au bout d’un tunnel de plantes grimpantes vous verrez la coupole de la Basilique Saint-Pierre qui se détache sur le ciel, souvent bleu à Rome. Ce spectacle est encore plus plaisant lors d’un coucher de soleil, notamment en été lorsqu’une douce lumière rouge caresse la coupole de Saint-Pierre.

Derrière la porte
Cette porte et cette serrure appartiennent à la Villa de l’ordre de
Malte qui avec la place, ont été aménagés par Giovanni Battista Piranesi (Piranèse) sur ordre du cardinal Giovanni Battista Rezzonico au XVIIIème siècle. Dans cette bâtisse se trouvent l’ambassade de l’Ordre auprès de la République italienne, l’ambassade près le Saint-Siège et le siège du Grand Prieuré.
Derrière ces murs se cache également un jardin fait de haies, de palmiers, de cyprès et qui avec son caractère exotique dégage un certain romantisme. Également présent dans un coin du jardin, un puits construit par les
Templiers et qui est l’unique vestige de leur passage.
L’église
Santa Maria del Priorato est aussi dans les jardins. Construite en 936, elle a également été restaurée selon les plans de Piranèse. Elle est constituée d’une nef unique entièrement revêtue de stucs blancs.

L’Ordre de Malte
L’ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte aussi appelé plus communément, Ordre de Rhodes ou encore Ordre de Malte est un des plus anciens ordres religieux catholiques. Il a actuellement comme mission, la défense de la foi et l’aide aux démunis.
L’Ordre possède un statut particulier pour une association privée, très proche d’un pays à part entière puisque ses deux sièges jouissent du statut d’extraterritorialité, il a des ambassades, sa propre monnaie, ses timbres ou encore ses plaques minéralogiques.

© Ch'ti's Travels - 2020 - Voyages